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Cododo : bonne ou mauvaise idée ?

Petite fille en cododo

Dormir avec son enfant : un véritable rêve idyllique pour certains parents mais une pure aberration pour d’autres !

Si une famille sur trois déclare dormir de temps à autre avec son enfant, la pratique est tellement controversée qu’elle est devenue un sujet tabou. 

Pourtant, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) préconise aux parents de dormir avec leur enfant jusqu’à l’âge de 6 mois.

Cette pratique dénommée “cododo”, “cosleeping”, ou encore “sommeil partagé” reste encore mal comprise et pour cause, elle regroupe deux réalités bien différentes qui n’ont pas le même impact sur la santé de l’enfant. 

C’est pourquoi il convient avant toute chose de comprendre les enjeux du cododo et sur quoi se fondent les recommandations des experts de santé avant de pouvoir se forger son opinion personnelle.

Pour que parents et enfants soient épanouis, voici quelques informations à connaître pour un sommeil en toute sérénité !

Sommaire de cet article

Cododo papa et bébé

Qu’est-ce que le cododo ?

Le cododo désigne de manière globale le fait de dormir à proximité du nourrisson. Cela peut donc être un contact physique lorsque l’enfant et ses parents partagent le même lit ou bien un contact social lorsque le berceau ou le lit de l’enfant est accolé ou mis à proximité de celui de ses parents qui partagent ainsi le même environnement de sommeil. 

Cette pratique est totalement ancrée dans certaines civilisations notamment en Afrique et dans beaucoup de pays asiatiques, où les familles ne disposent pas toujours de la place nécessaire et des ressources suffisantes leur permettant d’aménager une chambre spécifique pour le bébé. Il n’était d’ailleurs pas rare en France de pratiquer le cododo pour ces mêmes raisons jusqu’au début du XXe siècle. 

Mais pour comprendre comment est née dans notre société l’idée de faire dormir l’enfant dans une chambre à part, il faut remonter au Moyen-Âge. A cette époque, les mères les plus pauvres venaient jusqu’à étouffer leur nourrisson pour limiter les frais de nourriture. Une loi est ainsi venue interdire le partage de la chambre parentale pour remédier à ces tragédies. 

Plus tard, pour des raisons d’hygiène et pour le bon développement du nourrisson, les experts de santé ont également déconseillé le sommeil partagé.

Aujourd’hui, le retour de l’allaitement dans les mœurs françaises a permis de remettre le sujet au goût du jour. Le cododo apparaît comme un excellent moyen pour la maman de concilier les tétées nocturnes avec une bonne qualité de sommeil. Mais au-delà de ces raisons pratiques, il est avant tout un moyen naturel pour les parents et particulièrement la mère de préserver une relation intime avec l’enfant durant les premiers mois de sa vie. Pour une maman qui a rencontré des complications durant la grossesse ou lors de l’accouchement, il s’agit même d’un besoin instinctif.

Quant à la question de la sécurité de l’enfant, bien qu’encore très discutée dans le cas du partage du même lit, elle constitue également un motif évoqué par certains parents pour la prévention du risque de mort subite du nourrisson (MSN).

Pourquoi pratiquer le cododo ?

Un sommeil plus réparateur

Ce n’est un secret pour personne : l’arrivée d’un bébé est un grand changement dans la vie des parents et notamment en ce qui concerne les cycles de sommeil. À cet égard on sait par de nombreuses études l’importance d’un sommeil réparateur sur la santé de tout être humain et particulièrement de l’enfant. 

Pour les nouveaux parents, il faut cependant se préparer à se réveiller à de multiples reprises pour calmer les pleurs et nourrir l’enfant lorsque ce dernier en ressent le besoin. Cela signifie courir à la cuisine pour préparer le biberon du bébé en gardant les yeux ouverts ou, pour la maman allaitante, de parvenir à retrouver une position confortable pour une bonne tétée. 

Si certains peuvent s’estimer chanceux de retrouver le sommeil facilement, il n’en est pas toujours ainsi surtout lorsqu’il s’agit de l’arrivée du premier bébé où les inquiétudes sont fréquentes. Comment parvenir à ne pas cogiter de retour dans le lit sans se préoccuper de l’état de son enfant ?

Le cododo peut donc être un moyen de rassurer les parents et de réconforter un enfant qui n’arriverait pas à retrouver le sommeil. Il a d’ailleurs été prouvé que le nourrisson voyait sa respiration synchronisée sur celle de la maman ce qui participerait à prévenir les apnées du sommeil.

Réduction du risque de mort subite du nourrisson

Si certaines études ont établi que les enfants pratiquant le cosleeping étaient plus sujets à un risque de mort subite, ce constat serait toutefois à tempérer. En effet, dès lors que les parents respectent certaines précautions fondamentales (que nous verrons ci-dessous), l’enfant ne serait pas plus à risque en dormant avec ses parents que s’il était seul dans son propre berceau. Cela s’explique d’une part par le fait qu’en période de cododo, le sommeil du nourrisson et de ses parents est plus léger. Les éveils sont donc plus fréquents et permettent alors de garder à l’esprit la présence du nourrisson pour pallier à d’éventuelles tragédies.

D’autre part, en favorisant les tétées et leur régularité, l’enfant peut ainsi profiter des nombreux bénéfices de l’allaitement maternel parmi lesquels figure la prévention du risque de mort subite réduite de moitié après 2 mois d’allaitement.

Un allaitement facilité

Le cododo est souvent pratiqué chez les mères allaitantes pour des raisons de commodité. Il est d’ailleurs fortement soutenu par la Leche League (association internationale de soutien à l’allaitement maternel). Il devient en effet beaucoup plus aisé de donner les tétées lorsque son enfant se trouve dans le même lit ou à défaut dans la même pièce. De plus, l’ocytocine, l’hormone sécrétée par la mère durant l’allaitement, favorise la sensation d’apaisement et d’endormissement de la maman et son enfant, ce qui peut conduire tout naturellement à pratiquer le cododo.

Les tétées étant suffisamment nombreuses pour que le lait puisse être extrait tout en maintenant une bonne lactation, la maman souffrira ainsi moins d’engorgements. 

C’est donc un véritable cercle vertueux de l’allaitement qui se met en place. Moins contraignant, l’allaitement dans de telles conditions est alors plus susceptible d’être pratiqué sur le long terme pour le plus grand bien du nourrisson.

Cododo bebe

Comment pratiquer le cododo en toute sécurité ?

Des études scientifiques de 2016 ont pu laisser entendre que le sommeil partagé présentait des risques plus élevés de MSN. Toutefois, s’il s’effectue dans le respect de certaines précautions édictées par les experts de pédiatrie, le cododo ne serait pas plus dangereux que si l’enfant faisait chambre à part.

Les situations où le cododo est à éviter

La santé de l’enfant est la raison d’être du cosleeping. C’est pourquoi il est impératif de connaître les situations à risques dans lesquelles il convient de s’abstenir de faire du cododo.

Enfants prématurés et de poids faible

Les enfants dont le poids est faible ou qui sont nés prématurément sont évidemment plus fragiles et vulnérables. Bien que le partage de chambre puisse être éventuellement possible, il faudra néanmoins s’assurer à ce que l’enfant dispose de son propre lit du moins durant les premiers mois jusqu’à atteindre un poids convenable. L’avis d’un pédiatre compétent est vivement recommandé.

La consommation de certaines substances toxiques

Il est aussi extrêmement important de ne pas dormir avec son enfant si l’on est fumeur, que l’on a consommé de l’alcool ou toute autre forme de drogues. En effet, ces substances viennent altérer la vigilance du parent et conduisent ainsi à augmenter considérablement le risque de MSN.

Il en est de même pour certains médicaments provoquant des états de somnolence. Quoiqu’il en soit, un parent malade doit dans tous les cas éviter de partager les nuits de son enfant.

La présence d’animaux domestiques

Même si vous avez pleine confiance en votre animal domestique, il n’est pas recommandé de le laisser dans la chambre en période de cododo. Cela par mesure de sécurité mais également pour des raisons d’hygiène.

Le cododo en présence d’un enfant plus grand

Les enfants n’ayant pas la même vigilance qu’un adulte, il conviendra d’éviter si possible de faire coexister le cododo avec plusieurs enfants. Si le cas devait toutefois se présenter, il faudra alors faire en sorte que l’enfant plus âgé ne soit pas en contact direct avec le nourrisson en plaçant un adulte entre les deux. Il faudra s’assurer à ce que l’enfant ne laisse pas traîner d’accessoires en tout genre sur le lit en présence du nourrisson.

Une literie adaptée au cododo

Pour pratiquer le cododo en toute sécurité, l’enfant doit disposer d’un lit. On exclut donc les canapés, les matelas gonflables, les matelas d’eau, et autres alternatives qui constituent un véritable risque pour la santé du bébé.

Le matelas doit être ferme et plat afin d’éviter qu’il ne s’y enfonce. Il va de soi de s’assurer qu’il soit en outre dépourvu de toute trace d’humidité et de moisissures. Il faudra aussi veiller à ce qu’il soit bien aux dimensions du lit pour ne pas que le bébé puisse basculer ou se coincer entre les interstices du lit.

Les accessoires de literie que sont les couettes, les traversins, les oreillers ou encore les peluches seront à limiter au maximum pour éviter tout risque d’étouffement du nourrisson. Bien sûr, les parents pourront avoir leur propre oreiller mais devront veiller au maximum à ce qu’ils ne soient pas à la portée de l’enfant.

Les pédiatres étant plutôt en faveur du partage de chambre que de lit, si vous souhaitez pratiquer le sommeil partagé en toute sérénité, vous pourrez opter pour un berceau de cododo. Ce lit évolutif appelé aussi “side-bed” pourra être fixé au lit parental tout en veillant aux règles de confort et de sécurité de l’enfant.

De plus, pour éviter tout risque d’étouffement ou de chute, il est préférable de mettre le lit contre un mur et le bébé entre le mur et la maman, le papa étant moins alerte que la maman (surtout si cette dernière allaite car elle sera plus sensible grâce à ses hormones avec un sommeil alerte).

(Voir ma sélection de lits de cododo pour le bébé plus bas dans cet article)

Faire dormir bébé sur le dos

Même si jusque dans les années 1990, il était recommandé de faire dormir les bébés sur le ventre, des études scientifiques ont démontré que cela conduisait à multiplier par cinq le risque de mort subite. 

C’est pourquoi il est primordial de veiller à ce que l’enfant dorme sur le dos. Une recommandation fortement appuyée par la Haute Autorité de santé (HAS) et le Conseil National professionnel (CNP) de pédiatrie.

Une chambre à la bonne température

La température de la chambre doit être idéalement comprise entre 18°C et 20°C. Cela permettra à l’enfant simplement vêtu de sa gigoteuse de pouvoir s’endormir paisiblement sans recourir à l’usage de couettes, fortement déconseillées en cododo.

Ne pas laisser le nourrisson seul

L’enfant ne doit pas être laissé seul dans son lit sans surveillance. La présence de l’un de ses parents est irremplaçable et il est préférable d’éviter toute personne étrangère à l’enfant.

Par ailleurs, il est important de bien signaler à l’ensemble des personnes qui se trouvent dans la chambre la présence du bébé.

7 conseils de la Leche League pour partager le lit avec son bébé en toute sécurité.

Père et fils en cododo

Le cododo : jusqu’à quel âge ?

Un minimum de 6 mois préconisé

Les recommandations de l’OMS et d’experts en pédiatrie recommandent une durée de cododo de 6 mois voire idéalement jusqu’à l’âge d’un an

C’est en effet jusqu’à cet âge que le taux de mort subite du nourrisson est le plus élevé et qu’il faut redoubler de vigilance. 

Pour autant, comme l’on a pu le constater, le cosleeping doit s’effectuer dans de bonnes conditions. Mieux vaut donc s’abstenir ou en écourter la durée si cela conduit à mettre davantage en péril la santé de l’enfant.

Comment arrêter le cododo ?

Contrairement à ce que l’on serait tenté de penser, ce sont parfois plus les mamans que l’enfant lui-même qui éprouvent des difficultés à stopper le cododo. Le conjoint aura ainsi tout son rôle à jouer pour l’aider à franchir le pas.

Si c’est vraiment une étape difficile pour les parents, un accompagnement extérieur peut-être envisagé à cet effet.

Il est vrai que l’enfant lui aussi, à un moment donné, peut exprimer de lui-même avoir envie de son espace à lui quand il se sent prêt. Ce besoin sera exprimé d’autant plus vite s’il peut rejoindre un frère ou une sœur dans sa chambre.

Pour l’intimité du couple, même si certains parents estiment contre toute attente que cela a permis de pimenter leur vie sexuelle, certains se demandent si le cododo pourrait être préjudiciable sur le long terme. Il existe sans nul doute d’autres moyens et moments propices à trouver des instants d’intimité avec son conjoint, et il est certain que favoriser l’autonomie de l’enfant quand il est prêt est primordial et que le cododo ne doit pas devenir un prétexte pour ne pas reprendre les rapports sexuels. 

En revanche, pas de crainte à avoir quant à un éventuel risque de dépendance sociale chez l’enfant. Au contraire, selon le psychologue Blaise Pierrehumbert “ce n’est que lorsque ses besoins de proximité sont satisfaits qu’il peut s’éloigner de la figure qui le sécurise pour explorer ce qu’il ne connaît pas”. 

Pratiquer ou non le cododo ? Il n’y a pas de réponse toute faite. Chaque famille est différente et aura son propre ressenti et ses préférences. On retiendra néanmoins que les experts s’accordent à privilégier l’option du partage de chambre plutôt que du partage de lit.

L’important est qu’il demeure un plaisir et participe à l’épanouissement de tous.

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Les auteurs

Rédactrice web, je suis passionnée de voyages. J’aime apprendre et découvrir de nouvelles cultures (et leurs gastronomies) ! D’esprit polyvalent, je m’adapte à tout et suis toujours partante pour de nouvelles aventures !
Pauline Sévilla

Éducatrice Montessoricoach parentale et animatrice d’ateliers Faber & Mazlish, j’aime profondément partager et transmettre mes découvertes autour de l’éducation positive !

Quel plaisir de pouvoir accompagner les enfants à devenir des êtres autonomes ! J’ai aussi à cœur de guider les parents pas à pas dans la construction de leur relation avec les enfants.

Claire

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éducatrice Montessori - Claire Teyras